Sept-Îles et Côte-Nord : Les effets douloureux de la libéralisation des marchés sur nos emplois

Les militants et militantes du Conseil régional FTQ Sept-Îles et Côte-Nord sont impatients de participer aux débats du congrès de la centrale consacré à la mondialisation, du 26 au 30 novembre prochain. L’onde de choc de la libéralisation des échanges commerciaux s’est faite cruellement ressentir dans la région, l’atteignant en son cœur même.

Dans le secteur minier représenté par le Syndicat des Métallos, par exemple, c’est à coup de mises à pied que l’industrie a réagi au rétrécissement du marché américain, conséquence du dumping pratiqué, entre autres, par les pays de l’Europe de l’Est assoiffés de devises fortes. La crise a un impact tel que, chez nos voisins du Sud, de nombreux poids lourds de l’acier ont dû se placer sous la protection de la loi sur la faillite.

Le régime minceur
Chez nous, les travailleurs de la Wabush sont en congé forcé pour tout le mois d’octobre à la suite d’une interruption des activités de la compagnie. À partir de novembre, ce sera le régime minceur pour un an. Une chaîne de production sera fermée à l’usine de bouletage de Pointe-Noire, à l’est de Sept-Îles ; une quarantaine de travailleurs seront mis à pied. À la mine de Wabush, 60 membres connaîtront le même sort.

La situation n’est guère plus rose à la minière Québec-Cartier qui n’échappe pas non plus aux soubresauts du marché de l’acier : les travailleurs de la mine de Fermont verront leurs rangs fondre d’une centaine de membres.