UN MAUVAIS PROJET?

Le chantier de La Romaine…

Sept-Îles, 28 août 2012 – Exaspéré par la situation, le conseiller régional FTQ sur la Côte-Nord, Bertrand Méthot, qualifie le chantier de La Romaine de « mauvais projet » « mal ficelé », qui est loin de remplir ses promesses quant à l’impact que cette initiative, « en principe majeure », aurait dû avoir sur le développement économique de la Côte-Nord.

Les nombreux prête-noms dont les entreprises du Sud se servent afin de bénéficier des ristournes ne sont qu’un exemple du dérapage économique du projet. « Nous avons dénoncé à plusieurs reprises cette façon de faire tant à Hydro-Québec qu’aux instances politiques », dit Bertrand Méthot.

« On se fait dire que les règles sont respectées!. … Et bien, changeons ces règles et ça presse… ». Est-ce que le reportage diffusé plus tôt par Radio-Canada fera bouger les choses? « Espérons-le, car il commence à se faire tard! » ajoute le conseiller syndical.

Les travailleurs de la région sont les derniers à être embauchés et les premiers à être licenciés, alors que ses entreprises de construction de la région sont pratiquement complètement exclues du projet. Il est temps qu’Hydro-Québec et le gouvernement prennent leur responsabilité face à ceux qui ont accueilli ce projet sur leur territoire avec optimisme.

La FTQ pense qu’il n’est pas trop tard pour faire bouger Hydro-Québec et la faire revenir à la raison. C’est pourquoi la centrale et ses syndicats affiliés se joignent au Front commun régional mis sur pied par l’AGAM (Association des gens d’affaires de la Minganie) afin d’agir concrètement.

Le temps presse : il faut qu’Hydro-Québec revoie sa position sur l’emplacement du quartier général des employés et respecte les 114 nouveaux emplois promis. Il faut qu’elle revoie la façon de faire dans l’octroi des contrats afin de maximiser les retombées locales, qu’elle mette fin au scénario hypocrite des prête-noms et établisse une véritable politique de développement local et régional. Enfin, la société d’État doit agir de façon à obliger les entreprises à embaucher les jeunes apprentis de la région.

Voilà ce que la FTQ et ses syndicats affiliés mettent de l’avant pour qu’Hydro-Québec retrouve ses lettres de noblesse…